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Assurance habitation : quid des catastrophes naturelles ?

L’ouragan Irma, qui a récemment ravagé les Antilles, n’a pas uniquement suscité un boisseau de controverses quant à la gestion des dégâts par la puissance publique ; il a aussi fait émerger un certain nombre de questionnements concernant l’assurance habitation.

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Catastrophes naturelles

L’effet de surprise 

En effet, face à un événement aussi rare qu’une catastrophe naturelle, peu nombreux sont ceux qui ont déjà sérieusement envisagé l’éventualité d’une telle calamité.

Même dans une région à risque, difficile de vivre sereinement en craignant l’imminence d’un tel revers de la fortune. Les difficultés du quotidien, comme payer son loyer et trouver un travail l’emportent souvent à court terme.

C’est pourquoi à Saint-Martin et Saint-Barthélemy, la presse métropolitaine a découvert, effarée, que beaucoup d’habitants ne possédaient pas d’assurance habitation, soit par ignorance, soit parce qu’ils ne disposaient pas toujours de permis de construire.

Ce tragique cataclysme a donc eu pour effet d’interroger le public quant à leur couverture en cas de catastrophe. Peu d’entre eux savent qu’être assuré n’est pas l’unique condition pour être remboursé en cas de sinistre, même très grave.

L’assurance habitation : obligatoire pour être remboursé

Même si, au premier abord, on pourrait croire que, par sa violence, son imprévisibilité et l’amplitude de ses effets, une catastrophe naturelle pourrait être couverte par l’État, il n’en est rien dans les faits.

Si on souhaite être remboursé, il faut à tout prix être protégé par une assurance habitation. Le cas échéant, vous pourrez espérer une couverture des dégâts.

De plus, il faut savoir que contrairement à une idée reçue, beaucoup de gens ne sont en fait pas assurés, dans la mesure où cette garantie n’est pas obligatoire en toute occasion. À titre d’exemple, un propriétaire occupant son logement n’est pas obligé de souscrire à ce type de contrat.

En revanche, le locataire, lui, est obligé par la loi de souscrire à une assurance habitation pour se protéger des risques locatifs.

Cependant, la garantie minimale se limitant à une responsabilité civile, il n’est pas sûr que ce cas précis soit compris dans ses garanties.

Il y a donc un volet entier de protections qui doivent être spécifique aux catastrophes naturelles – à supposer que celles-ci fassent l’objet d’une reconnaissance gouvernementale.

Catastrophes naturelles

Un cas particulier

Une assurance responsabilité civile classique ne vous couvrira pas en cas de catastrophe. Pour parer à cette éventualité, il faut être signataire d’une assurance habitation multirisque, qui, elle, vous assurera un certain nombre de garanties.

Le délai classique pour une déclaration de sinistre se fait dans les dix jours après l’événement (même si les assurances, ont, dans le cas d’Irma, promis de prolonger cette échéance).

Pour en savoir plus sur les conditions de remboursement des assurances multirisques, cliquez ici.

Mais attention : le remboursement en pourra avoir lieu que si une commission interministérielle valide l’état de catastrophe naturelle.

Ce dernier comprend les inondations, sécheresses, tremblements de terres, et, sous certaines conditions, les cyclones.

Pour ces derniers, il faut des vents relevés à 215 km/h en surface, ou soufflant durant dix minutes à 145 km/h en moyenne pour que le remboursement tombe sous le coup de la close « catastrophes naturelles ».

Dans le cas contraire, votre assurance habitation vous remboursera dans le cadre de la garantie « tempête » – avec des prestations qui ne seront pas forcément les mêmes.

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